Notre projet

Des énergies associées
‘Les Trois Maraichers’ est une association de trois paysans-maraichers, située en bordure de Namur, à Wépion, sur les terres de la ferme de Vévy Wéron. Nous - Tom, Jf et François - cultivons une surface d’1,2 hectare et planifions la production de 50 légumes différents. Nous avons décidé de mettre en commun nos énergies et nos moyens de production (surfaces agricoles, matériel, connaissances) pour assurer la production de légumes locaux, de saison et écologiques dans le cadre d’une pratique douce et engagée de l’agriculture.

Une agriculture de proximité
Notre pratique ‘engagée’ du maraichage répond aux critères du cahier des charges de l’agriculture biologique mais s’inscrit plus précisément dans le mouvement de l’agroécologie, qui est une démarche holiste de l’agriculture orientée vers sa durabilité. Nous voulons développer une agriculture de proximité – locale et de saison – qui s’engage durablement dans son environnement naturel et social. Cela entend développer une démarche qui tient compte des relations entre les cultures et l’écosystème environnant. Cela entend limiter au maximum l’impact environnemental de la production en misant sur l’humain davantage que sur la machine. Cela entend tisser par la convivialité des relations de confiance avec les consommateurs.

Rencontrez-nous !
Faites notre connaissance en surfant sur ce site, puis venez nous rencontrer au marché de Namur (le samedi matin) ou de La Plante (le vendredi après-midi), sur le champ à Vévy (tous les jours) ou à Bruxelles dans l’un des groupes d’achat !

Les trois maraichers vendent des légumes locaux et de saison à Bruxelles et namur

Tom

NomSchmit
PrénomThomas ou Tom
Date de naissance26/12/1980
Backgroundagronomie, CRA, enseignement
IdolesFrançois De Reppe (maraicher namurois), J-M Fortier (maraicher québécois)
Principes et valeursdurabilité, éthique
Pourquoi des légumes bio ?à cause de ma mère je crois…
Point de vue

Pourquoi le maraîchage ? Allez savoir ! Je pense que j'aurai pu être garagiste pour le même prix. La vie nous mène parfois par d'étranges chemins, il faut croire que j'ai eu de la chance : une chouette famille, un bon choix d'étude, de bonnes rencontres, de bonnes opportunités et puis voilà : Tom le maraîcher ! Ça me fait rire quand même ; je suis la fierté de mon grand-père et un exemple pour certains costumes-cravates qui rêvent d'une vie au grand air ; mais bon c'est pas rose tous les jours la vie de maraîcher, c'est fatiguant et stressant, c'est plein de papiers à remplir et de choses à gérer ; mais c'est aussi plein de rencontres : au champ, au marché, plein de gens content de ce que je fais tout les jours... Alors je continue ! Et c'est un plaisir de poursuivre l'aventure à plusieurs, avec JF et François, pour un quotidien plus gérable, moins de stress, et produire encore et toujours plus de légumes de qualité a un prix juste, en respectant notre terre et nos enfants.

Francois

NomLohest
PrénomFrançois
Date de naissance14/07/1986
Backgroundsciences po, maraichage
IdolesPink Floyd, Pierre Rabhi, Emmanuel Carrère
Principes et valeurssimplicité, enthousiasme et honnêteté
Pourquoi des légumes bio ?Pour être heureux...
Point de vue

Je me suis reconverti en agriculture il y a à peine deux ans. A l’époque, je travaillais à l’unif’ mais j’avais besoin de quelque chose de plus concret, d’ancré dans la réalité. J’ai alors contacté Tom un peu par hasard, pour venir travailler de temps en temps à Vevy Wéron. Il a dit « Ok ! ». Puis j’ai fait mon stage avec lui lors de la formation du CRABE. Nous voilà associés…

En moins de 2 ans, je passe du bureau à la terre. Le parcours n’est pas ‘logique’ mais n’est pas incohérent, et je ne suis pas le premier à opérer ce genre de reconversion professionnelle. Nous sommes nombreux à avoir quitté des emplois plus classiques pour nous lancer dans une aventure paysanne. Je ne sais pas ce qui motive les autres, mais en ce qui me concerne, j’avais besoin d’exercer une activité que je pense utile en soi et utile à la transformation de la société.

Devenir agriculteur, pratiquer une agriculture douce, dite ‘paysanne’, c’est pour moi avant tout exercer un métier au sens étymologique du terme : ‘être au service de’. Ce n’est pas prétentieux de ma part, c’est juste une façon de m’éloigner de la société du salariat, où l’on définit les personnes par leur état (étudiant, chômeur, salarié, etc.), c’est-à-dire leur emploi et non leur métier. Aujourd’hui, on nous dit qu’il faut travailler, sans se demander pourquoi, ni pour quoi et/ou pour qui il est bon de le faire.

A mon sens, être paysan c’est être au service de la société : produire de la nourriture, en équilibre avec la nature et en équilibre avec les autres. C’est faire partie de l’économie réelle, concrète, liante ; participer à l’oikonomia, la bonne gestion de la maison, de la société. C’est entrainer avec soi des membres de sa famille, des clients ou des voisins vers un petit morceau d’autre chose. C’est rencontrer des personnes et apprendre. C’est comprendre les fonctionnements de la nature et les respecter. C’est entreprendre un projet, le penser, l’organiser, le planifier et le vivre. C’est être en transition.

Je suis convaincu qu’il n’y a pas une seule façon de transiter vers une société équilibrée, mais j’avais besoin d’emprunter une voie qui soit ‘réaliste’ et ‘possible’. La voie de paysan-maraicher me parait réaliste : l’objectif est bien sûr de tirer un revenu honorable du travail de la terre, beaucoup y parviennent déjà. La voie de paysan-maraicher me parait possible : malgré tout, nous mangerons toujours et il reste encore un peu d’espace pour travailler à assurer ce besoin primaire de subsistance ! Par le maraichage, je peux donner du sens à mon travail, avoir un travail varié - physique et technique, dehors et à l’intérieur, relationnel - et qui correspond aux valeurs auxquelles je crois. Et réaliser cela au sein d’une entreprise collective et conviviale est d’autant plus grisant et enrichissant pour chacun !

Jean-Francois

NomAseglio
PrénomJean-François ou JF
Backgroundsciences po, Altérez-vous, maraichage
Hobbiesdu foot, du foot, les voyages en rando, la bière
Principes et valeurssolidarité, éthique, responsabilité
Point de vue

Désormais trentenaire, il m'importe de m'investir au sein d'un projet éthique et collaboratif, qui se verrait renforcé par le partage de nos expériences diverses et par la mise en commun de l'énergie de chacun d'entre nous.

Au vu des évolutions désastreuses des siècles passés, il m'apparait essentiel au XXIème siècle de recréer davantage d'espaces de production agricole qui s'inscrivent dans la durabilité, alliant à la nécessité de développer de nouveaux modèles économiques recentrés sur l'Humain, le besoin impérieux de restaurer l'équilibre désormais menacé que nous devons entretenir avec la Nature.

A mes yeux l'agriculture paysanne est fondamentalement humaine. D'abord en ce sens qu'elle a contribué à faire vivre d'innombrables êtres humains depuis la nuit des temps. Ensuite car elle fut, dans le monde entier, emprunte et porteuse, au cours des siècles et ce jusqu'à notre époque, d'éléments culturels qui participent à la richesse des sociétés dans toute leur diversité. En dépit des idées véhiculées par les tenants de l'agro-industrie (dont le discours vise à confondre technologie, progrès et science, le tout au profit d'un accroissement de rentabilité sur le court terme) l'agriculture se doit également d'être un lieu privilégié pour repenser le lien avec la Nature, laquelle nous rappelle inlassablement que rompre les équilibres porte inéluctablement à conséquence...